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Art Public : Hommage de Christian Bertin aux Insurgés du Sud

 

Le samedi 22 novembre  a été inaugurée au Polygone de Desclieux à Fort – de – France une oeuvre monumentale de Christian Bertin, 1870-1871. C’est une commande de la Collectivité territoriale de la Martinique en hommage aux  combattants de l’Insurrection du Sud fusillés à Desclieux le 25 novembre 1871.

Le 22 septembre 1870 éclatait la grande insurrection du Sud de la Martinique.

Le feu couvait depuis longtemps sous la cendre des promesses anéanties de 1848. Les anciens esclaves  désormais travailleurs attachés à un patron ne percevaient aucune amélioration de leur sort ni  même la perspective d’un avenir meilleur pour leur descendance.
A la suite de l’injuste condamnation de Leopold Lubin à cinq ans de bagne, la révolte éclate dans les communes du Sud : Rivière Pilote, Marin, Sainte – Anne, Vauclin, Saint – Esprit, Sainte – Luce et Rivière Salée. L’histoire a retenu le nom de Lumina Sophie dite surprise comme figure de proue de la révolte.

La répression est sévère, des centaines d’hommes meurent dans la lutte ou sont déportés au bagne. Le 25 novembre 1871, Eugène Lacaille, Furcy Carbonnel,  Louis Isidore Gertrude, Cyrelle Nicamore, Louis Charles Youtte, Sydney Francisque Salomon, Jules Brianto, Gustave Fulgence sont fusillés à l’emplacement où s’élève aujourd’hui l’œuvre de Christian Bertin.

Sa structure totémique est récurrente dans les installations éphémères comme dans les œuvres pérennes  de Christian Bertin. Comme une main ouverte et tendue, elle est composée de cinq tubes d’acier   de  trois  mètres de hauteur érigés vers le ciel et implantés dans une dalle en béton, couleur de terre gorgée de sang. Quatre d’entre eux sont ceinturés de rouge et portent l’inscription des dates qui marquent le début et la fin de la révolte. L’un des  leitmotive plastique de Christian Bertin, le coutelas, instrument de travail détourné de son usage premier par les esclaves puis les travailleurs agricoles, qui l’ont transformé en arme, est fiché au sommet des piliers  ou soudé sur la paroi.

Le cinquième pilier oblique est couronné de feuilles de ricin, qui évoquent peut – être la qualité de quimboiseur d’Eugène Lacaille.

Deux bancs, couleur indigo invitent à la méditation et à la réflexion.

Une clôture conçue par Christian Bertin devrait bientôt servir d’écrin à cette installation commémorative.

Pour voir davantage d’images, cliquer sur la première image pour faire défiler le diaporama

 

 

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