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Congrès de l’AICA 2015

Qui s’en soucie ?
Intelligence culturelle : Valeur, Vénération et Critique


Quelles sont les tensions éthiques pour l’artiste contemporain et la critique d’art quand l’art devient une monnaie mondiale dans une époque d’inégalités et d’instabilité extrêmes ?

L’art contemporain n’a jamais été plus visible et vénéré. L’idée de l’œuvre d’art contemporaine comme « crypto-relique » a récemment été soutenue dans l’article « Traces of the Holy » par Matthew Bown (supplément littéraire du Times, 10 avril 2015). C’était aussi un thème de l’exposition « Objets de Dévotion et de Désir – Des Vestiges Médiévaux à l’Art Contemporain » au Hunter College (USA) en 2011. La vénération extrême de l’art dans un marché hyper gonflé a créé un monde autoréférentiel où les ressources humaines et financières sont dépensées dans ce que Bown décrit comme « l’acquiescement général émerveillé du commerce de l’art ». En 2014, la « rétrospective » de Damien Hirst organisée au Qatar était titrée avec un ironisant pathos « reliques ». Par ailleurs, the Art Newspaper rapporte avec diligence tous les mois le nettoyage culturel qui se déroule sans contrôle en Syrie, en Irak, au Mali et en Libye (« All eyes on Palmyra » n°269, juin 2015).

L’artiste Hito Steyerl défend un point de vue clair dans « Duty-Free Art » (e.flux 03/15 http://www.e-flux.com/journal/duty-free-art/) :

« Pour résumer grossièrement un grand nombre de textes savants : l’art contemporain est rendu possible par le capital néolibéral, plus internet, les biennales, les foires d’art, le surgissement d’histoires parallèles, l’inégalité croissante des revenus. Nous pouvons ajouter à cette liste la guerre asymétrique (comme l’un des motifs de la vaste redistribution des richesses), la spéculation immobilière, l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent et des marchés financiers déréglementés.

Pour paraphraser les vues éclairante du philosophe Peter Osborne sur ce sujet : l’art contemporain nous montre l’absence d’un espace temps (global). En outre, il projette une unité fictive sur une variété d’idées différentes du temps et de l’espace, offrant ainsi une surface commune où il n’y en a pas.12

L’art contemporain devient donc un succédané pour le patrimoine mondial, l’absence de terrain d’entente, de temporalité ou d’espace communs.

Il est défini par une prolifération de lieux et un manque de responsabilité. »

Responsable de quoi et envers qui ? Comment l’artiste contemporain[e] et la critique d’art répondent-ils/elles à ces réalités ? Une intégrité critique peut-elle être retrouvée et quelles sont les possibilités pour les critiques d’art de contribuer à une plus large intelligence culturelle ?

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