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Raquel Païewonsky et Quintapata invités à la prochaine Biennale de Venise

Raquel Païewonsky (République Dominicaine) a exposé quatre fois en Martinique : Vestial en 2004 au CMAC scène nationale dans les cycles réalisés en partenariat avec la Drac Martinique et dans des expositions collectives, Atlantide Caraïbe (2008 ) et Global Caribbean I (2012) à la Fondation Clément, Caribe expandido (2011) lors de la résidence du commissaire cubain José Manuel Noceda.

 http://raquelpaiewonsky.com/

 

Raquel PaïewonskySérie Enlace

Raquel Païewonsky
Série Enlace

Entretien avec Dominique Brebion

Pourriez – vous commencer par retracer les étapes de votre carrière depuis Vestial en 2004 jusqu’à aujourd’hui ?

Vestial a été un projet très important pour moi. Il a été exposé lors de la Biennale de la Caraïbe en 2001, l’année de mon retour en République Dominicaine après mon séjour à New – York. C’était un nouveau départ dans la vie et dans l’art. Auparavant, j’avais réalisé essentiellement des peintures, quelques sculptures et installations  mais c’était cette fois-là une démarche totalement différente. Cela m’a pris deux années pour achever la série. De nombreuses recherches, de nombreux essais, des dessins et croquis ont été nécessaires et pour la première fois je me confrontais à la logistique indispensable à la réalisation d’un tel projet et à la possibilité de l’exposer dans l’espace adéquat et de publier un livre.

 

Raquel PaïewonskySérie Enlace

Raquel Païewonsky
Série Enlace

Quand et où a eu lieu votre dernière exposition ? Quel en était le titre et le concept ?

Le titre de l’exposition était Im propria et elle a été accueillie par le Centro Cultural de España à Santo Domingo. Elle regroupait des photographies, des installations et des sculptures. Elle  aborde la problématique du corps et analyses les relations entre notre moi intérieur et notre environnement, l’impact des stéréotypes et des codes culturels en prenant toujours comme référence notre instinct et la manière dont notre nature primordiale est modifié par la nouveauté et le contexte mouvant de la vie contemporaine.

J’utilise le corps comme  plateforme qui me permet d’aborder, d’un point de vue individuel, des sujets plus larges en relation avec le politique, le social et la philosophie.

Pouvez- vous dire quelques mots des séries Enlace et One ainsi que de l’installation Inopia ?

Enlace est une série photographique qui traite des relations conjugales et dont les performeurs forment un couple qui a vécu ensemble plusieurs années. Elle suggère différentes connexions physiques et émotionnelles.

Inopia, c’est une chambre couverte de seins en lin brodé. J’utilise les seins dans mes œuvres comme symboles des relations humaines, de l’intimité, de l’énergie féminine universelle. C’est une chambre d’enfant qui évoque  la vie solitaire des enfants des sociétés occidentales, élevés en résistance au lien naturel qui les protège au commencement de leur vie et qui durera toute la vie.

La série photographique One aborde la problématique des stéréotypes du genre et commente l’énergie à la fois masculine et féminine qui  cohabite en chacun de nous.

 

Raquel PaïewonskySérie One

Raquel Païewonsky
Série One

J’ai lu que Quintapata sera présent à la Biennale de Venise ? Exposerez – vous une œuvre collective comme cela a été le cas lors de la dernière Biennale de La Havane ?

Nous sommes très heureux de cette invitation. Nous avons été invités par IILA, Instituto Italo –américano qui présente des œuvres d’artistes d’Amérique Latine à l’Arsenal, un très bel espace bien situé disponible pour IILA. Nous y présenterons un travail collectif, une installation vidéo.

Pourquoi vous êtes – vous réunis au sein de Quintapata ?

Quintapata est un groupe de quatre artistes de République Dominicaine : Pascal Mecarriello, Raquel Païewonsky, Jorge Pineda, Belkis Ramirez. Nous nous sommes regroupés dans l’objectif d’initier des projets qui facilitent le dialogue entre le milieu local et la communauté artistique internationale. Quintapata se veut une plateforme susceptible de développer des projets qui promeuvent l’art contemporain dominicain et  contribuent à une meilleure connaissance de ce type de langage dans notre région mais aussi au – delà où nous sommes souvent perçus comme exotiques et cantonnés à des scènes modestes.

Nous fonctionnons comme un groupe depuis quatre ans avec le projet Mover la Roca, sponsorisé par le Centre Culturel Espagnol .Cette exposition, Mover la Roca, a pu voyager dans plusieurs villes d’Amérique Latine. Nous avons réalisé plusieurs projets importants qui ont été exposés lors de la Biennal of the End of the World d’Ushuaia, en Argentine, à la Biennale de Cuba. Nous poursuivons cependant nos carrières individuelles et considérons cette association comme un moyen de renforcer notre capacité à produire des projets majeurs qui ont un impact et engagent la communauté artistique de République dominicaine autant que la communauté artistique plus large. Nous sommes aussi très intéressés par la stimulation du dialogue et de l’échange au sein de nos projets. L’éducation artistique est aussi l’une des pierres angulaires sur laquelle se forme le groupe.

 

Raquel PaïewonskySérie One

Raquel Païewonsky
Série One

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