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Uprising, un nouveau protagoniste du marché de l’art caribéen

 La mondialisation et l’expansion des technologies de l’information et de la communication qu’il n’est sans doute plus justifié, à l’heure des Digital natives, de  qualifier de nouvelles  technologies ont eu un puissant impact sur le marché des biens culturels, notamment celui de la musique. Les réseaux numériques mondiaux infléchissent aussi les transactions d’œuvres d’art. Le courtage électronique connaît un essor non négligeable et plusieurs opérateurs se positionnent à la fois sur le marché de la connaissance et sur celui des biens.

Uprising-art.com est un nouveau  portail de l’art contemporain de la Caraïbe.  Il a pour ambition de contribuer à l’émergence et au rayonnement  des artistes des îles de cette région. Uprising-art.com se donne pour mission de  hisser   la Caraïbe, espace émergent, sur la scène de l’art contemporain international grâce à  la puissance de communication du web.

Uprising-art.com veut à la fois apporter davantage de  visibilité aux  artistes  à travers une revue électronique et offrir  un outil de commercialisation complémentaire par le courtage en ligne.

Claire Richer, fondatrice d’uprising-art.com est diplômée de Sciences Po Paris et titulaire d’un MBA HEC, elle-même collectionneur d’art de la Caraïbe. 

Claire RicherUprising Art

Claire Richer
Uprising Art

 blog.uprising-art.com/

Quel parcours vous a conduit à la création d’Uprising ?

Amateur d’art,  collectionneur depuis le début de mes études et spécialiste de la communication et du marketing, j’ai souhaité associer ma passion pour  l’art et mes compétences professionnelles.  Partant du constat du trop faible rayonnement des artistes de ma région, mon ambition est de contribuer au développement et à la  renommée des artistes originaires de la Caraïbe, ou ceux qui y vivent depuis longtemps.  L’appartenance à cette région est considérée comme un point de liaison entre ces acteurs,  un point de départ et, en aucun cas, un point d’enfermement. Etant au carrefour des mondes hispanophone, anglophone et francophone, la Caraïbe est intrinsèquement internationale et la production de ces artistes s’inscrit nécessairement dans la production mondiale.

Uprising-art.com souligne cette ouverture et accompagne le rayonnement de ces acteurs.

Notre ambition n’est pas donc pas seulement de montrer les œuvres, mais de présenter tout l’écosystème qu’il y a autour de l’artiste, pour soutenir, expliquer, renforcer sa démarche.

Le moyen le plus adéquat pour y parvenir est la création d’un portail internet, et nous avons commencé à y travailler dès  novembre 2011 pour effectuer la collecte des informations, les structurer, les traduire en anglais et espagnol, puisque le site est en trois langues.

Aujourd’hui,  le portail  Uprising Art désormais en ligne depuis octobre 2012, présente près de deux cent cinquante artistes, une soixantaine d’experts.  D’autres subdivisions sont consacrées aux œuvres, aux publications, aux lieux d’expositions ou de résidence,

Le 2e volet est constitué par le magazine en ligne, Uprising News, qui présente les actualités des acteurs de la région, dans la Caraïbe ou hors de la Caraïbe. Enfin, le troisième volet Uprising Gallery comprend, la boutique en ligne, ou nous proposons à la vente les œuvres des artistes. Uprising dispose déjà aujourd’hui d’un lieu de stockage  où sont conservées certaines œuvres présentées sur la Galerie.

 

Mais, pour rendre le virtuel réel,  Uprising s’engagera aussi dans l’évènementiel avec l’organisation  d’expositions ou la participation à des foires, en fonction des opportunités. Et pourquoi ne pas offrir aussi aux amateurs  la possibilité d’un contact direct avec les œuvres ?

 

Quel est l’objectif premier d’Uprising, la vente ou l’information ?

L’un ne va pas sans l’autre. Assurer la promotion commerciale des artistes de la Caraïbe commence immanquablement  par une large diffusion de l’information sur les productions des plasticiens caribéens. Cela est indispensable.  Pour autant,  et vous le savez bien, le nerf de la guerre reste la capacité à mobiliser des moyens financiers et ce dans la durée, le déficit de reconnaissance et de rayonnement  de nos plasticiens n’allant pas se régler en quelques mois ! Le volet commercialisation est donc incontournable pour pérenniser l’ensemble, satisfaire aussi les artistes qui sont soucieux de leurs ventes.

 

Comment fonctionne la structure ?

Notre organisation est celle d’une start up mobilisant les compétences et moyens en fonction des besoins du moment. Le secteur est concurrentiel et sous-entend des efforts exigeants dans la durée, la mobilisation permanente de la qualité, la créativité, et une gestion rigoureuse des coûts. Notre force doit rester notre capacité à nous adapter aux évolutions du secteur et aux impératifs des moments, et de s’entourer des bonnes compétences.

 

Comment vous positionnez- vous par rapport à d’autres sites sur la Caraïbe comme Gens de la Caraïbe ou sur l’art comme Arte – Sur?

Je ne cherche pas à me comparer. Chacun a son projet et ses objectifs. Uprising Art a cette spécificité de réunir sur une même plateforme internet, à la fois un portail, donnant à voir l’écosystème des artistes, en présentant non seulement leur parcours, mais aussi  les artistes, experts, et publications ; un magazine, relayant quotidiennement l’actualité des acteurs de cette région; et une galerie en ligne, permettant la vente des œuvres. Et nous mettons  en œuvre une politique marketing et communication très poussée et utilisons le rayonnement du web.

 

Comment procédez- vous à la sélection des artistes pour la vente en ligne ?

Si le portail a vocation à accompagner la plupart des artistes,  en revanche la sélection des artistes se fait pour la partie galerie, et pour aussi ceux présentés lors des évènements, ou des  expositions. Nous travaillons avec des experts ou des critiques pour cela.

 

Quel pourcentage du prix de vente prélève Uprising ?

Uprising s’efforce de mettre en œuvre des conditions plus favorables que les pratiques habituelles sur le marché. Nous sommes compétitifs et offrons un modèle différenciant. De ce fait, nous œuvrons  dans l’intérêt de l’artiste dont la production bénéficie d’une large visibilité.

 

De quelles régions sont les artistes les plus demandés dans la vente en ligne ? Y a- t- il encore des régions avec lesquelles vous ne travaillez pas encore ? Notre volonté est de travailler avec toute la Caraïbe. Nous avons d’ores et déjà recensés la plus part des acteurs sur quasiment toutes les iles de la Caraibe. Nous sommes néanmoins au début d’un long processus de diffusion. Et il est trop tôt pour tirer des enseignements.

 

Quelles ont été ou quelles sont encore aujourd’hui vos difficultés inattendues ?

Nous n’avons pas réellement de surprises, si c’est cela la question ; nous savons que c’est un travail de longue haleine qui va prendre du temps et demander des moyens importants. Nous sommes mobilisés pour expliquer la démarche, convaincre, et expliquer que nous sommes aux portes d’une nouvelle ère de la commercialisation de l’art. Nous sommes sur un modèle innovant, et nous fabriquons les facteurs clefs de notre succès.

 

Pouvez- vous présenter brièvement l’opération Imagin’Air, ses objectifs, ses premiers résultats ?

L’objectif de l’enquête Imagin’air était de permettre de mettre en regard l’imaginaire  du public et des professionnels  vis-à-vis de la production plastique de la Caraïbe d’un côté, et la réalité des œuvres de l’autre. Partant du postulat que cette production plastique est peu connue, cette enquête a pour but d’interpeller le public.  Nous l’avons lancée en octobre et fait état des premiers retours visuels lors de la table ronde à la Fiac le 20 octobre dernier. Ce travail d’interpellation se poursuit encore. Cela fit partie de  l’ADN d’Uprising : se battre contre les idées reçues et les clichés qui peuvent exister, pour donner toute sa place à la production plastique des artistes de la Caraibe. En ce sens, nous sommes militants pour un art émergent – d’où le nom « uprising ».

 

Quels seront les points forts et vos priorités pour 2013?

En 2013 il s’agit surtout pour Uprising de conforter les acquis du lancement et de poursuivre les objectifs de départ au travers d’une amélioration de nos outils web, d’une intensification de notre communication et aussi  la réalisation d’évènements spécifiques et qualitatifs visant, au plan international, à la mise en avant de nos artistes.

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Discussion

2 réflexions sur “Uprising, un nouveau protagoniste du marché de l’art caribéen

  1. Dominique, je suis tout fait d’accord. Uprising est un exemple a suivre, mais combien difficile de se dtacher du papier! Bien amicalement, Marianne

    Publié par Marianne de Tolentino | 29 janvier 2013, 8 h 31 min
  2. On ne peut échapper à Internet avec son potentiel en matière de diffusion pouvant donner accès à un plus large public. Cet article est clair et bien structuré, comme d’ailleurs tous ceux que j’ai lus. La démarche est intéressante dans la mesure où il était temps que nos artistes puissent « échanger » plus facilement et mettre en valeur leurs œuvres pour mieux les commercialiser au sein d’une structure reconnue et forte d’une participation d’origines diverses

    Publié par Asselin de Beauville M.B. | 27 novembre 2013, 19 h 22 min

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