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Self and collective healing avec Tabita Rezaire

Le Peacefull Warrior de Tabita Rezaire est actuellement présenté à la Galerie Maelle dans le cadre  de l’exposition Embrace the light  jusqu’au  28 mai.

Tabita Rézaire, Peaceful Warrior, 2015, video HD, géode, tablette, 5 minutes 39 secondes, Courtesy Tabita Rézaire et Goodman gallery Afrique du sud
 

Peacefull Warrior est une courte vidéo diffusée par une tablette tactile posée dans une niche d’améthyste, un minéral connu pour ses propriétés apaisantes.  C’est un tutoriel décolonial, un kit d’amour propre  qui a pour vocation la métamorphose du guerrier en colère que vous êtes peut- être en guerrier pacifique, grâce au yoga kemetic et  au twerk. Son langage visuel mixe des univers contradictoires, la cosmologie égyptienne antique et un univers futuriste interstellaire psychédélique.   Toute la démarche artistique de Tabita Rezaire est centrée sur la guérison du corps, de l’esprit et des nouvelles technologies qu’elle entend décoloniser. Tabita Rezaire appartient au courant du Self healing en pleine expansion avec des artistes comme Alberta Whittle, Akuzuru, Holly Bynoe.  Les références similaires qui traversent les  vidéos Reset/Réinitialiser  d’Alberta Whittle et Peacefull Warrior de Tabita Rezaire, la préférence pour la vidéo, la pratique du yoga, la croyance dans le pouvoir de l’utérus, la présence du serpent symbole de fertilité, la quête de la guérison annoncent –elles une nouvelle attitude artistique ?

Tabita Rezaire est  une artiste, une thérapeute, une doula, un professeur de yoga, une activiste numérique. Elle entend réconcilier les pratiques et rituels antiques avec  la technologie la plus contemporaine. Elle  veut décoloniser toutes les formes de réseaux de communication qu’ils soient biologiques, spirituels et artificiels à des fins curatives et politiques. D’origine guyanaise, née en 1989, elle  a grandi à Paris, étudié à Londres, créé en Afrique du Sud où elle est représentée par la Galerie Goodman.  Elle est aujourd’hui installée en Guyane française où elle vient de fonder AMAKABA – un  centre des arts et des sciences de la terre, du corps et du ciel, alliant philosophie spirituelle et ancestrale à une cacaoyère agro-écologique et espace de pratique yoga dans la forêt amazonienne. Chez moi dit – elle, ce n’est pas un espace géographique.

Pour financer ce centre, un appel à participation a été lancé et partagé depuis des institutions internationales : le Centre Pompidou, Paris; le  MASP, São Paulo ; la galerie Serpentine, Londres; le MoMa, New-York  ; le Nouveau Musée, New York ; Gropius Bau, Berlin; MMOMA, Moscou ; le Musée d’art contemporain, Chicago; ICA Londres ; V&A Londres ; Galerie nationale du Danemark ; Le grand LA ; MoCADA, New-York; la Tate Modern, Londres; Museum of Modern Art, Paris. Le projet a été  également  présenté aux biennales internationales de Shanghai, Guangzhou, Kochi, Athènes et Berlin.

Bientôt, vous pourrez lire sur le blog de l’Aica Caraïbe du Sud un entretien avec cette artiste exceptionnelle

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