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La Caraïbe à la Tate Gallery

Dans une dizaine de jours, du 1er décembre au 3 avril 2012, la Tate Britain présente une exposition collective sur soixante – dix années de créations artistiques de la diaspora caribéenne en  Grande-Bretagne, Life Between Islands . Alex Farquharson, directeur de la Tate Britain et David A. Bailey, directeur du L’ International Curators Forum en sont les concepteurs. Cette exposition explore le travail d’artistes des Caraïbes installés en Grande-Bretagne, aux côtés d’autres artistes britanniques dont le travail a été influencé et inspiré par les thèmes et le patrimoine des Caraïbes.
De la peinture visionnaire à la photographie documentaire, en passant par la mode, le cinéma et la sculpture, Life Between Islands retrace l’ampleur et l’impact extraordinaires de l’art britannique des Caraïbes. Cette exposition célèbre la façon dont les gens des Caraïbes ont forgé de nouvelles communautés et identités en Grande-Bretagne après-guerre – et ce faisant, ont transformé la culture et la société britanniques aujourd’hui.
L’exposition met en vedette plus de 40 artistes, dont Aubrey Williams, Donald Locke, Horace Ové, Sonia Boyce, Claudette Johnson, Peter Doig, Hurvin Anderson, Grace Wales Bonner et Alberta Whittle.


La publication d’une  anthologie accompagne l’évènement, Libération  begins in the imagination : Writings on Caribbean-British Art. David A. Bailey et Allison Thompson, présidente de l’Aica Caraïbe du Sud en sont les auteurs. La couverture de l’ouvrage est conçue par l’artiste et designer de Trinidad, Richard Mark Rawlins.


David A. Bailey, MBE est photographe, écrivain, curator, conférencier et animateur culturel. Il est le directeur fondateur de l’ICF (International Curators Forum) et un des administrateurs de la Fondation Stuart Hall.

Allison Thompson est historienne de l’art et curator à la Barbade. Elle dirige le Centre des arts visuels et de la scène au Barbados Community College où elle enseigne l’art moderne et contemporain des Caraïbes, de l’Afrique et de la diaspora africaine.
Ce livre rassemble dans un volume indispensable des textes fondamentaux sur les Caraïbes pré et post-Windrush. Il explore des secteurs de la production culturelle britannique noire depuis 1950 : l’écriture, la musique, les arts visuels, les œuvres de performance, le cinéma et le cinéma, la mode et le design, et la vie intellectuelle. Il met en  perspective des facteurs qui ont façonné les interactions culturelles et les productions de la Black Britain au cours des 70 dernières années.
Il sera très utile aux étudiants, aux chercheurs et aux universitaires qui s’intéressent à l’art moderne  et contemporain, à la culture des Caraïbes et à l’histoire multiculturelle de la Grande-Bretagne d’après-guerre.
Aujourd’hui, environ un million de Britanniques sont d’origine caraïbe, reflétant l’histoire de la migration d’après-guerre. Cette période  commence et se termine essentiellement par la loi sur la nationalité de 1948 et la loi sur l’immigration de 1972, autrement dit  la génération dite de l’ouragan. Pour beaucoup, c’est à Londres que l’archipel culturel des Caraïbes s’est réuni pour la première fois en raison de la communication et les déplacements difficiles entre les îles. Ce lien entre la Grande-Bretagne et les Caraïbes a donné lieu à l’émergence de formes culturelles noires diversifiées, complexes et passionnantes.

À une extrémité du spectre, l’art britanno-caribéen est abstrait, symbolique et parfois cosmologique; à l’autre, il est socialement réaliste, mais aussi avec beaucoup d’autres propositions hors de ce spectre. Lorsque l’art est engagé dans des changements de la société, il évoque la lutte d’une communauté pour se forger une identité et un moyen de subsistance dans un environnement souvent hostile. D’autres œuvres évoquent des expériences historiques plus profondes, en particulier les images traumatisantes de l’esclavage des plantations et de son héritage dans la culture et la société.
Ce volume complet rassemble des textes fondamentaux sur les relations entre la Grande-Bretagne et les pays anglophones des Caraïbes, en particulier sur l’art de la diaspora caribéenne en Grande-Bretagne des années 1950 à aujourd’hui.  Combinant des textes classiques et des contributions récentes, cet ouvrage est une source inestimable pour ceux qui s’intéressent au domaine riche et diversifié de  la création artistique  caribéenne postcoloniale en Grande – Bretagne.

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