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Mondes nouveaux : les lauréats de la Caraïbe

Si vous pratiquez une vieille numérique attentive et constante en quête de dispositifs spécifiques ou d’appels à projets, le programme Mondes nouveaux n’a pu vous échapper mais connaissez – vous les lauréats de la Caraïbe ?

Réenchanter le monde, c’est l’objectif de Mondes nouveaux, un programme novateur qui donne carte blanche aux artistes dans tous les champs de la création contemporaine.

L’appel à manifestation d’intérêt Mondes nouveaux a permis aux artistes et créateurs de soumettre une idée de création qui pourrait être réalisée dans ce cadre. Il a  pour objectif, à l’issue de la première phase, de sélectionner des artistes ou collectifs d’artistes, français ou résidents en France, dans les disciplines suivantes : arts visuels, musique, spectacle vivant, écritures, design et arts appliqués. La sélection tiendra compte de la pertinence des projets et de l’équilibre entre les différentes disciplines puisque l’ensemble  du territoire est concerné.

A l’issue de la phase de sélection, les artistes et collectifs d’artistes retenus par le comité artistique seront invités à participer à une phase prospective de développement du projet proposé, afin de déterminer sa faisabilité et ses possibilités de réalisation. Ils recevront à cet effet une bourse d’étude forfaitaire pouvant aller jusqu’à 10.000 euros net par projet. Ils pourront être accompagnés dans cette phase par les membres du comité artistique. 

Les artistes et collectifs suivants sont retenus

  • Ernest Breleur, Stéphanie Brossard, Patrick Chamoiseau et Chris Cyrille

À partir des textes d’Edouard Glissant ou encore Patrick Chamoiseau sur l’impact de la pandémie et de la mondialisation sur la relation au vivant, le collectif martiniquais soutient la création d’un plateau-relationnel, un nouveau terrain de langage pour aborder collectivement la question des catastrophes comme champ d’investigation et de réflexion sur la création de mondes nouveaux. Un projet contemporain et collaboratif pensé sous une forme d’itinérance entre la Martinique, la Guadeloupe, La Réunion et la métropole.

  • Minia Biabiany, Elias Quintana

Dans Les 11 yeux du toto-bwa, l’architecte Elias Quintana et la plasticienne Minia Biabiany voudraient proposer de bâtir comme un objet d’art sensible, un observatoire dans les monts Caraïbes autour d’un oiseau, le pic noir de Guadeloupe (toto bwa). Plus qu’un observatoire où, passif, le passionné observerait donc l’œuvre en jouant sur l’ombre et la lumière, créant un instant de méditation et d’écoute ainsi qu’une relation avec l’oiseau.

  • Association Chercheurs d’art

Site à l’étude : Camp de la Transportation, Saint-Laurent du Maroni, Guyane

L’association Chercheurs d’art souhaite proposer le projet Ancres, cloches et canons, refondre l’histoire, en intégrant, de manière collective et inclusive, un ensemble d’artistes, d’associations et d’acteurs locaux guyanais. Leur idée serait de réinterpréter l’histoire coloniale récente, de la questionner et de la contrarier grâce à une grande œuvre finale dont le déploiement se dessinerait lors d’ateliers créatifs qui feront l’objet par la suite d’un film documentaire.

Ronald Cyrille

C’est en Guadeloupe que l’artiste caribéen Ronald Cyrille créerait une narration picturale et sculpturale inspirée de l’histoire des rivages de Guadeloupe, au pied des monts Caraïbes. Elle recréerait des lieux de vie d’une civilisation aujourd’hui disparue pour mettre en valeur le patrimoine naturel guadeloupéen. Invitant à regarder notre identité comme plurielle, elle multiplierait les supports, vidéos, storyboard, QR code, etc…

  • Annabel Guérédrat – Cie Artincidence

Sites à l’étude : Baie du Trésor, le phare, Château Dubuc, Martinique, commune du Moule, Guadeloupe et Awala Yalimapo, Guyane

Annabel Guérédrat est chorégraphe, performeuse et directrice artistique de la Compagnie Artincidence, et s’intéresse dans ses créations aux divers féminismes et aux publics fragilisées (filles mères, prostituées, détenues…). Elle proposerait une performance géante, la planète Coccoloba, faite d’artistes multidisciplinaires (musiciens, poètes, slameurs…) pour réaliser un « nouveau monde caribéen ». Présentée devant le public, dans le cadre du FIAP Martinique sur la presqu’ile de la Caravelle (Martinique), le projet itinérerait ensuite en Guadeloupe et en Guyane.

  • David Gumbs

Sites à l’étude : Villes des Terres Sainville et Fort-de-France, Martinique ; villes de Sandy Ground et Marigot, Saint-Martin

Plasticien multimédia, David Gumbs a imaginé un dispositif global autour des plantes médicinales. Celui-ci qui prendrait place à la Martinique avec l’organisation d’une conférence, d’ateliers de sensibilisation, la création de campagnes d’affichage en réalité augmentée, d’ateliers de création de masques avec les enfants ou encore d’un spectacle d’illumination du Fort Saint-Louis de Marigot.

  • Kolectif 13 – Annabel Guérédrat, Jean-Félix Zaïre, Jean-Hugues Miredin, Laurent Troudart, Lindi Calligari, Marlène Myrtil, Rita Ravier et Véronique Defranoux

Sites à l’étude : Centre culturel Tanganem, ancienne habitation Gradis, Centre culturel, Domaine de Fonds Saint-Jacques à Sainte-Marie, Le Tombolo de Sainte-Marie, Les Ruines du théâtre, la Maison du génie, la Maison Coloniale de Santé à Saint-Pierre, Martinique

Constitué lors du premier confinement en 2020, le Kolectif 13 se dédie au développement et à la reconnaissance de la danse sur le territoire de la Martinique et à l’international. Le projet Tiers lieu chorégraphique, une écologie de la danse sur l’archipel caribéen serait ainsi conçu pour matérialiser une approche valorisant le partage, l’émergence de pensées, d’écritures et de mouvements contemporains en itinérance sur l’espace patrimonial caribéen. Kolectif13 a pour but d’œuvrer à des actions et des réflexions écologiques, à la connexion aux coutumes et à l’exploration des matières.

  • Compagnie la Mangrove

Site à l’étude : Pointe de Vieux Fort, Guadeloupe

Delphine Cammal et Hubert Petit-Phar sont les chorégraphes de la Compagnie Mangrove et abordent des sujets relatifs à la résilience, l’identité, les flux et la mémoire. Ils aspireraient à réunir des artistes aux influences multiples autour d’une performance explorant la créolité, mêlant musique, danse et lecture sur un site historique et balnéaire.

  • Simone Lagrand

Sites à l’étude : Mangroves de Belfond, Forêt marécageuse du Galion, Baie de Génipa, Martinique

Avec son projet de parolothèque, la poétesse Simone Lagrand explore la manière dont une langue porte une vision du monde. à travers une collecte d’enregistrements, son projet permettrait de plonger dans la richesse du créole martiniquais, en faisant dialoguer divers sites du Conservatoire du littoral.

  • Audrey PHIBEL (AKA ATADJA LÈWA)
  • Sites à l’étude : Abbaye de Beauport, Île Besnard, Sémaphore – Bretagne, Gros Morne, Grande Anse, Pointe de Vieux fort – Guadeloupe

L’artiste Audrey Phibel souhaiterait réaliser un itinéraire dans plusieurs lieux, avec l’installation de mats, du haut desquels seraient érigés des pavillons flottants au gré du vent. Sur ces pavillons seraient inscrits les coordonnées GPS ou des QR Codes relatifs à leurs lieux d’implantation. L’œuvre globale donnerait lieu à plusieurs performances d’arts vivants et à un travail d’écriture, lié l’histoire de chaque lieu.

La réalisation des projets est prévue en 2022

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